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Fonds de Dotation des Communs Technobiotiques

La raison d'être de la Fondatrice

" Le monde matériel de demain sera différent. Non pas parce que nous l'aurons décidé, mais parce que des circonstances inédites viendront mettre leur grain de sable dans une mécanique bien rodée.

 

À la différence des actes ou des paroles, qui ne durent que le temps de l'action, les objets fabriqués ont cette propriété étrange : ils persistent au-delà de leur fonction, au-delà de la vie de leurs usagers, au-delà de leur existence sociale. Cette permanence conditionne la transmission de nos habitudes, de nos mœurs, de notre culture. Les objets sont les gardiens silencieux de qui nous sommes.

Mais voici que la science nous apprend quelque chose d'inquiétant et de merveilleux à la fois.

Inquiétant : ces objets qui nous entourent, ces matériaux que nous avons crus si dociles, libèrent en continu des particules invisibles. Ils s'érodent, ils farinent, ils s'envolent dans l'air que nous respirons, dans la poussière que nos enfants touchent, dans le lait que nous donnons. La pollution plastique n'est plus seulement un problème de déchets lointains. Elle est devenue une question de santé publique et d'environnement intérieur, liée à l'usure chronique des choses qui vivent avec nous.

 

Merveilleux : nous avons désormais les instruments pour voir l'invisible. Nous savons. Et savoir, c'est déjà pouvoir choisir autrement. Ce que la science a rendu visible, c'est que les matériaux ultra-transformés (vierges ou recyclés, peu importe) ne parlent pas le langage du vivant. Ce langage universel et inter-règnes qui, depuis des milliards d'années, orchestre la danse des atomes, des bactéries, des champignons, des plantes, des animaux. Ce langage où rien ne s'accumule, où tout circule, où chaque fin devient un commencement.

Notre problème est simple à énoncer : notre activité technique a cessé de permettre aux choses de durer. Elle produit des objets qui perdent leur substance mais sans jamais pouvoir la rendre.

Les objets que nous fabriquons aujourd'hui survivent à leur utilité, mais ils ne savent pas mourir. Ils restent. Ils s'accumulent. Ils deviennent ces invités indésirables que les générations futures n'ont pas invités à leur table.​

Face à cela, certains chercheront des solutions techniques dans le prolongement de ce qui nous a menés là. Ils inventeront des enzymes pour dévorer nos erreurs. Mais qui dévorera ces enzymes ? Et que deviendront-ils quand ils nous trouveront, nous qui sommes déjà pleins de ce qu'ils sont censés manger ?

 

Le mindset qui a créé le problème ne peut pas le résoudre. Alors maintenant ?

Depuis 2019, je mène des réflexions et des projets sur le futur du beau par le prisme de la matière. Des podcasts, des conférences, des expositions, de la prospective. Et depuis deux ans, je collabore avec des chercheurs et des inventeurs pour comprendre quels fondamentaux des systèmes vivants, nous devons reconvoquer aujourd'hui pour sortir par le haut du défi des matériaux.

Dans cette quête, j'ai tiré le fil des concepts philosophiques que Bernadette Bensaude-Vincent propose dans son livre Temps-Paysage. J'ai compris que notre invitation, aujourd'hui, est d'accepter de faire monde avec les vivants, avec leurs temps, avec leurs mémoires, avec leurs cycles.

Permettre à la matière de nourrir le temps au lieu de le polluer : voilà ce qui sera, demain, la source d'une multitude de nouveaux métiers.

Dans les secteurs liés aux ressources naturelles, dans le design, dans l'architecture, dans l'industrie. Partout où l'on transforme la matière, on apprendra à le faire en sachant qu'elle devra, un jour, revenir.

Mon intention est simple : faire progresser la conscience collective en organisant le soutien de ces graines que sont les designers-chercheurs et les inventeurs. Celles et ceux qui œuvrent déjà à garantir la capacité fondamentale de ce qu'ils créent à s’auto-réintégrer naturellement.

J'ai une immense estime pour celles et ceux qui savent créer, innover, bâtir, en dépassant nos angoisses et nos peurs. Qui remettent le rôle de l'humain dans les grands cycles, dans la grande danse. Qui comprennent que notre liberté n'est pas de dominer le vivant, mais de l'épouser assez intimement pour que ce que nous faisons puisse, un jour, nourrir ce qui vient après.

Nous sommes au temps du changement de cap. Comme tout changement, il commence par de petites graines.

Depuis cinq ans, je rencontre des inventeurs de nouvelles matières, de nouvelles recettes.Des femmes et des hommes qui, dans l'ombre, réinventent notre rapport au monde matériel.

Ces graines, je les ai trouvées.

Des matériaux que nous ne connaissions pas hier.

Des recettes que personne n'avait encore écrites.

 

Ces matériaux Homo faber n'existent pas à l'état naturel.

Ils sont low tech dans leur mise en œuvre et high tech dans leur intelligence profonde.

Ils ne laissent aucune trace toxique.

Ils ne s'accumulent pas.

Ils ne s'incrustent pas dans l'air que nos enfants respireront.

En fin de vie, ils nourrissent les cycles cumulatifs du vivant.

Ils parlent le langage universel.

Du coup, leurs molécules, les enzymes du sol les reconnaissent.

Leurs structures, le vivant les lit. Leurs atomes, les cycles inter-règnes les attendent pour les redistribuer.

Pour encapsuler toutes ces propriétés dans un mot, j'ai dû en inventer un : technobiotique®

Un matériau technobiotique® est une création humaine qui a appris la grammaire du vivant.

 

Maintenant, un autre défi commence.

Ces recettes existent, mais elles circulent mal. Elles restent dans des ateliers, dans des têtes, dans des cahiers. Pendant ce temps, l'industrie continue de tourner avec ses habitudes parce que changer de cap demande des outils que nous n'avons pas encore construits.

Amplifier les transferts de ces recettes entre les inventeurs technobiotiques® et l'industrie est capital.

Il ne suffit pas d'inventer. Il faut que l'invention voyage.

Qu'elle rencontre ceux qui peuvent la déployer, l'adapter, la multiplier. Qu'elle devienne accessible, compréhensible, désirable pour ceux qui fabriquent le monde de demain.

Cette urgence nécessitait une ingénierie juridique inédite.

Comment partager sans perdre ? Comment protéger sans enfermer ? Comment faire circuler les idées tout en garantissant à ceux qui les ont eues la reconnaissance et les moyens de continuer ?

Ces questions le nouveau Fonds de dotation pour les communs technobiotiques® y répond désormais.

Ce fonds est un outil pour que les recettes technobiotiques® deviennent des communs.

 

Pour que l'industrie puisse y puiser sans les dénaturer. P

our que les inventeurs soient soutenus sans être dépossédés.

Pour que la logique du vivant, celle où tout circule, où rien ne s'accumule, inspire aussi la manière dont nous partageons nos découvertes.

Cette union des volontés est urgente. Mécènes, donateurs, inventeurs, industriels : cet appel est lancé.

Si ces mots résonnent en vous, si vous sentez que le moment est venu de faire basculer les forces du côté de ce qui nourrit au lieu d'accumuler, alors contactez-nous.

 

Le fonds de dotation est un des nombreux moyens d'activer cette union. Il ne remplacera jamais la volonté collective, la conversation continue, l'attention partagée mais il peut les outiller, les amplifier, les pérenniser.

Nous avons les graines. Nous avons les jardiniers. Nous avons la terre. Maintenant, il faut arroser…

 

 

A très vite pour arroser et écrire la suite ENSEMBLE !"

Hélène Aguilar

LE FONDS DE DOTATION DES COMMUNS TECHNOBIOTIQUES®

est une institution indépendante à but non lucratif conçue pour faire rayonner le concept de la technobiotique® initié par Hélène Aguilar en 2025.

 

Au delà de son rayonnement, sa vocation est de préserver, certifier, financer et promouvoir les solutions technologiques technobiotiques®, c’est-à-dire 100% bio/géo sourcées + 100% bio/géo intégrées et conformes au Référentiel Technobiotique® établi par le Fonds de dotation et validé par son Collège des Humanités.

Le Fonds opère comme un « Wikipedia des Solutions Technobiotiques® » : un standard ouvert, universel et protégé. Il ne promeut pas ses propres solutions mais recense, authentifie et protège les innovations 100% technobiotiques®, où qu'elles soient développées, en servant l'intérêt général.

 

Le Fonds de dotation est propriétaire du Référentiel officiel garantissant leur intégrité et leur neutralité. Il construit les dispositifs de transfert des technologies à tous, via des licences particulières, fruit d’une ingénieurie juridique unique.

Ses missions fondatrices

Gardien du Référentiel Technobiotique

Garantir la pureté, la stabilité et l'intégrité du Référentiel Technobiotique®, socle éthique et scientifique de toutes les innovations certifiées.

Financer la recherche technobiotique

Accélérer la découverte et le développement de solutions technobiotiques® par le soutien financier à la recherche fondamentale et appliquée de porteurs de projets indépendants (inventeurs indépendants, chercheurs indépendants, designers, collectifs ou toute personne physique).

Héberger les
«protected commons technobiotiques»

Être le dépôt des innovations 100% technobiotiques®, en offrant un archivage central, une protection contre l'appropriation privative et le détournement des innovations sous licences.

Le Collège des Humanités

Déjà 3 inventeurs avec des inventions répondant au Référentiel sont en cours d’audition par le Collège des Humanités constitué de scientifiques, chercheurs, chimistes, économistes, philosophes, anthropologues, sociologues, ethnologues, botanistes, géographes, ethnobotaniste, écrivains.

 

Nous sommes convaincus que l’excellence voulue pour la technobiotique® doit naître des dialogues entre disciplines scientifiques et les sciences humaines.

 

Le Collège des Humanités vise à penser les implications économiques, sociales, philosophiques et éthiques des actions développées par le fonds de dotation. Ses membres sont bénévoles.

 

Il garantit que les futures actions d’intérêt général menés par le fonds de dotation ne soient pas seulement excellentes au niveau scientifique et chimique, mais aussi éclairées et responsables face aux grands défis de notre temps avec une perspective humaine.

La technobiotique® dans nos vies demain, ça vous parle ?

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